Les promesses de la science - Nietzsche

En 1882 est publié le Gai Savoir de Friedrich Nietzsche.

Dans cet ouvrage Nietzsche nous fait voir le rôle qu'ont joué les "charlatans", tels qu'on pourrait approximativement les appeler, qui ont vécu aux siècles précédents.

Ceux-ci, par leurs promesses ont donné l'appétit aux hommes, l'appétit pour les "puissances cachées et interdites", c'est-à-dire ce qui relève de la magie.

Mais c'est justement cela, ce qui relève de la magie, qui a fondé la recherche scientifique et le développement des sciences en général.

Aussi Nietzsche écrit-il :

Croyez-vous que les sciences auraient pu jamais se développer et grandir, si elles n'avaient eu pour avant-garde les magiciens, les alchimistes, les astrologues et les sorcières dont les promesses et les mirages devaient d'abord susciter la soif, la faim, l'agréable avant-goût des puissances cachées et interdites ?

 

Les sciences permettent de dépasser le naturel, et il a fallu que l'homme ait une intense envie de dépasser ce naturel, pour qu'il parvienne à développer les sciences.

 

L'art nous présente des choses jusqu'alors invisibles - Bergson

Dan La Pensée et le Mouvant, le philosophe Henri Bergson nous livre sans vraiment insister dessus sa vision de l'art.

Celle-ci est en rapport avec le concept de présentation ou de représentation.

Ainsi Bergson écrit :

À quoi vise l'art, dans la nature et dans l'esprit, hors de nous et en nous, sinon à nous présenter des choses qui ne frappaient pas expplicitement nos sens et notre conscience ?

 

Bergson prend alors l'exemple du poète et du romancier :

Au fur et à mesure qu'ils  nous parlent, des nuances d'émotion et de pensée nous apparaissent qui pouvaient être représentées en nous depuis longtemps, mais qui demeuraient invisibles

 

Mais Bergson accorde un statut privilégié au peintre :

nulle part la fonction de l'artiste ne se montre aussi clairement que dans celui des arts qui fait la plus large place à l'imitation, je veux dire la peinture.

 

 

Droits de l'homme - Vaclav Havel

Quelques mots sur Vaclav Havel avant tout.

En 1989, il participe à la "Révolution de velours" et en devient un leader. D'abord président de la République fédérale tchèque et slovaque, il se déclare opposé à la partition de son pays. Toutefois, il accepte la présidence de la République tchèque en janvier 1993.

En 1997, il publie Il est permis d'espérer, où il livre notamment cette réflexion sur les Droits de l'homme, et l' "ordre supérieur" dont dépendrait l'homme, et qui le rend moralement responsable.

 

L'esprit humain a compris dès les temps les plus reculés, bien avant que ne soit inventée l'expression "droits de l'homme", qu'un ordre supérieur de la vie, dont il est partie intégrante, lui impose un engagement particulier.

 

Cette citation peut être rapprochée du débat droit naturel / droit positif