L'art nous présente des choses jusqu'alors invisibles - Bergson

Dan La Pensée et le Mouvant, le philosophe Henri Bergson nous livre sans vraiment insister dessus sa vision de l'art.

Celle-ci est en rapport avec le concept de présentation ou de représentation.

Ainsi Bergson écrit :

À quoi vise l'art, dans la nature et dans l'esprit, hors de nous et en nous, sinon à nous présenter des choses qui ne frappaient pas expplicitement nos sens et notre conscience ?

 

Bergson prend alors l'exemple du poète et du romancier :

Au fur et à mesure qu'ils  nous parlent, des nuances d'émotion et de pensée nous apparaissent qui pouvaient être représentées en nous depuis longtemps, mais qui demeuraient invisibles

 

Mais Bergson accorde un statut privilégié au peintre :

nulle part la fonction de l'artiste ne se montre aussi clairement que dans celui des arts qui fait la plus large place à l'imitation, je veux dire la peinture.

 

 

Droits de l'homme - Vaclav Havel

Quelques mots sur Vaclav Havel avant tout.

En 1989, il participe à la "Révolution de velours" et en devient un leader. D'abord président de la République fédérale tchèque et slovaque, il se déclare opposé à la partition de son pays. Toutefois, il accepte la présidence de la République tchèque en janvier 1993.

En 1997, il publie Il est permis d'espérer, où il livre notamment cette réflexion sur les Droits de l'homme, et l' "ordre supérieur" dont dépendrait l'homme, et qui le rend moralement responsable.

 

L'esprit humain a compris dès les temps les plus reculés, bien avant que ne soit inventée l'expression "droits de l'homme", qu'un ordre supérieur de la vie, dont il est partie intégrante, lui impose un engagement particulier.

 

Cette citation peut être rapprochée du débat droit naturel / droit positif

 

La liberté, droit de faire ce que les lois permettent - Montesquieu

La liberté ne consiste pas en la possibilité de faire tout et n'importe quoi.

C'est en somme ce que s'attèle à expliquer Montesquieu dans son ouvrage De l'Esprit des lois, II, au livre XI.

En effet, pour Montesquieu, il est difficile de trouver un mot aussi galvaudé que celui de liberté.

"Il n'y a point de mot qui ait reçu plus de différentes significations, et qui ait frappé les esprits de tant de manières, que celui de liberté" (Chapitre 2)

 

Il est vrai que, dans les démocraties, le peuple parait faire ce qu'il veut; mais la liberté politique ne consiste point à faire ce que l'on veut. Dans un État, c'est-à-dire dans une société où il y a des lois, la liberté ne peut consister qu'à pouvoir faire ce que l'on doit vouloir, et à n'être point contraint de faire ce que l'on ne doit pas vouloir.

Montesquieu, De l'Esprit des lois, II, au livre XI, Chapitre 3

 

Cela veut bien dire que la liberté "est le droit de faire tout ce que les lois permettent", car ces lois sont supposées justes.