Révolutions et guerres civiles - Montesquieu

Dans le chapitre XI de son ouvrage De l'Esprit des lois, Montesquieu compare le gouvernement monarchique et le gouvernement despotique.

Pour Montesquieu, qui intitule ce chapitre "De l'excellence du gouvernement monarchique", il est clair que le gouvernement monarchique est meilleur que le gouvernement despotique.

C'est notamment la stabilité du régime monarchique qui est un atout, comme Montesquieu l'écrit :

Le gouvernement monarchique à un grand avantage sur le despotique. Comme il est de sa nature qu'il y ait sous le prince plusieurs ordres qui tiennent à la constitution, l'État est plus fixe, la constitution plus inébranlable, la personne de ceux qui gouvernent plus assurée.

C'est dans ce contexte que Montesquieu nous explique en quoi les notions de guerres civiles et de révolutions sont inversées selon le régime en place, toujours au chapitre XI.

Aussi toutes nos histoires sont-elles pleines de guerres civiles sans révolutions; celles des États despotiques sont pleines de révolutions sans guerres civiles.

 

Par ces mots, Montesquieu associe les révolutions au gouvernement despotique.

 

A l'époque, le mot Révolution trouve sa signification par analogie avec la santé, elle-même dérivée de l'astronomie. La 4e édition du Dictionnaire de l'Académie française (1762) précise en effet :

On appelle Révolution d'humeurs, Un mouvement extraordinaire dans les humeurs, qui altère la santé. Il se dit aussi figurément Du changement qui arrive dans les affaires publiques, dans les choses du monde.

 

Que veut dire "démontrer" ?

 

>> Etymologie de Démontrer

 

Le mot Démontrer a étymologiquement deux sens :

1. Montrer concrètement : "présenter à la perception visible" selon Platon.

2. Montrer par la parole, expliquer

 

>> Définition actuelle de Démontrer

 

De nos jours, Démontrer a pris le sens d'établir la vérité d'une proposition. Il faut par un enchaînement de propositions nécessaires arriver à une déduction.

Ainsi Nicolas Bourbaki explique-t-il : "L'originalité des Grecs consiste précisément en un effort conscient pour ranger les démonstrations mathématiques en une succession telle que le passage d'un chaînon au suivant ne laisse aucune place au doute et contraigne l'assentiment universel."

 

 

La science en Dieu

 


Dans l'Encyclopédie dirigée par d'Alembert et Diderot, plusieurs articles comprennent le mot science. Voici l'introduction de l'article : la "Science en Dieu".

Dans cet article, il est expliqué comment Dieu a toute la science en lui, parfaite et infinie.

 

 

Science en Dieu, (Théolog.) c'est l'attribut par lequel il connoît toutes choses, de quelque nature qu'elles soient. Dieu a une science parfaite & infinie; il connoit tout ce qu'il y a de possible, tout ce qu'il y a de réel, tout ce qu'il y a de futur, soit absolu, soit conditionuel.

Quo que la science de Dieu considérée en elle - même soit un acte tres simple, & comme un coup - d'oeil net & juste par lequel tout est présent devant lui, cependant les divers objets qu'elle embrasse, ont fait distinguer aux Théologiens trois sortes de sciences en Dieu; savoir, la science de simple intelligence, la sciencede vision, & une troisieme que quelques - uns appellent science moyenne.

La science de simple intelligence est celle par laquelle Dieu voit les choses purement possibles qui n'existent, ni n'existeront jamais. C'est l'attribut par lequel Dieu a la représentation simultanée & adéquate de tous les possibles. Pour le concevoir, autant que nous en sommes capables, il faut faire attention 1°. au nombre immense des possibles, 2°. à ce qu'emporte leur représentation distincte.

 

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