Georg Simmel - La clandestinité et le pouvoir aristocratique

Dans les régimes non démocratiques, deux traits principaux peuvent être dégagés :

  1. les gouvernés et les gouvernants sont implacablement séparés, c'est-à-dire distincts.
  2. Et surtout, les gouvernants agissent avec la plus grande opacité vis-à-vis des gouvernés.

 

C'est pourquoi le secret, dans ces régimes, est si important.

Georg Simmel a théorisé cela dans Secret et sociétés secrètes, il y explique :

la clandestinité a toujours fait partie des accessoires du pouvoir aristocratique. Elle exploite d'abord un fait psychologique - l'inconnu, en tant que tel, semble toujours effrayant, puissant, menaçant - en tentant de dissimuler la faiblesse numérique de la classe dirigeante. (...) L'utilisation du secret à l'intérieur du régime aristocratique n'est que la forme exacerbée de cette exclusion et de ces privilèges sociaux, pour l'amour desquels l'aristocratie répugne d'ordinaire à promulguer des lois fondées sur des principes universels.

Georg Simmel, Secret et sociétés secrètes

Retirons deux nouvelles idées :

  1. Puisque le nombre des dirigeants est minime par rapport au nombre des dirigés, il est nécessaire pour ces premiers de créer de l'obscurité.
  2. De plus, c'est parce que les privilégiés sont si bien lotis qu'ils ne souhaitent ou ne veulent pas établir des lois qui auraient pour base des principes universaux.

 

 

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