La rigueur scientifique - Pierre Desproges

Si vous vous intéressez à la science, vous serez intéressés par ces écrits de Pierre Desproges :

« La rigueur scientifique » par Pierre Desproges

Un extrait fameux : « Une civilisation sans la Science, ce serait aussi absurde qu'un poisson sans bicyclette. » Pierre Desproges dans Vivons heureux en attendant la mort



>> Explication de la vision de Pierre Desproges dans La rigeur scientifique

L'occasion d'un article, Pierre Desproges tourne en dérision le protocole scientifique.

Tout au long de cet article, Pierre Desproges manie l'absurdité et le non-sens "la Nantaise est biodégradable" tout en essayant de garder une forme logique "cela prouve à l'évidence que".

De nombreux autres clins d'oeil non moins grinçants émaillent l'extrait : "un entonnoir que nous appelerons Catherine, en hommage à Catherine de Médicis" en référence aux noms absurdes donnés par les scientifiques

Il arrive ainsi à démontrer tout, par n'importe quoi. "pour peu que vous soyez complètement tarés".

 

>> Pierre Desproges : courte biographie



Pierre Desproges naît en 1939 à Pantin. Enchaînant les petits travaux à 28 ans, il devient journaliste à l'Aurore en 1970.
Grand reporter, il apparait sur scène dans le spectacle de Thierry Le Luron. Il oeuvre à la radio, sur France Inter, et publie son premier livre en 1981 : Manuel de savoir-vivre à l'usage des rustres et des malpolis. Sur RMC, puis après une carrière à la télévision, notamment sur FR3, il publie Vivons heureux en attendant la mort en 1983. Il multiplie les oeuvres artistiques.
Pierre Desproges est connu pour son humour corrosif, élégant et stylistiquement recherché.

 

>> Bonus : citation de Pierre Desproges sur la science
 

« S'il n'y avait pas la Science, combien d'entre nous pourraient profiter de leur cancer pendant plus de cinq ans ? »

 

 

 

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La véritable explication de Science sans conscience - François Rabelais

« Science sans conscience n'est que ruine de l'âme » François Rabelais

Cette citation est incontournable pour qui veut réfléchir sur la Science.

Mais le sens que l'on donne traditionnellement à cette signification, à la lumière du vocabulaire du XXIe siècle, n'est pas exactement ce que Rabelais entendait.

Pour mieux la comprendre, nous vous proposons les interprétations de cette citation de François Rabelais, les éléments d'explications, ainsi qu'une mini biographie de François Rabelais.

 

>> Interprétations de la citation de François Rabelais

 

« Science sans conscience n'est que ruine de l'âme » - François Rabelais
 

Au premier abord, elle peut être entendue comme un principe, qui préconise de maîtriser pour le bien de l'humanité la science par la morale.

Il s'agit de tenir compte du contexte : au XVIe siècle, science s'employait davantage comme synonyme de savoir, et conscience désignait plus les facultés de compréhension. Ainsi, le conseil s'interpréterait plutôt comme "Les connaissances sans la capacité de compréhension, n'est que pauvreté de l'âme."

Montaigne disait ainsi : « J'aime mieux une tête bien faite qu'une tête bien pleine. »

 

>> Eléments d'explication de la citation

 

Cette citation est tirée de Gargantua, dont le titre complet décrit le thème : La vie très horrifique du grand Gargantua, père de Pantagruel, jadis composée par M. Alcofribas abstracteur de quintessence. Livre plein de Pantagruélisme

Dans ce roman, Rabelais raconte l'apprentissage de Gargantua, un géant. Il y critique implicitement, par un style cru et familier, la Sorbonne et son enseignement.

 

>> Courte biographie de François Rabelais

 

Rabelais François est né en 1483 environ, mort en 1553. Il suit une vie monastique, se passionne pour la médecine, qu'il enseigne ensuite. Il publie alors à la fois des ouvrages de connaissances scientifiques, et une oeuvre plus populaire : Pantagruel. Il découvre avec Hippocrate la thérapie par le rire. Il publie en 1535 (plus probablement que 1534) l'oeuvre Gargantua, avant de fréquenter l'Italie. Il meurt à Paris en 1553.

 

 

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La justice à l'époque des Rois de France (1492-1789)

Cours sur la Justice à l'époque moderne.

 

Pour retrouver les définitions de la justice, c'est par ici.

 

 

La justice à l'époque moderne (1492-1789)

 

Le roi était la source de tous les pouvoirs, y compris de la justice.

Ce privilège vient du caractère sacré et divin du roi. La justice est rendue par Dieu, qui délègue au roi cette fonction, qui eux-mêmes la délèguent aux juges.

Pour preuve, la justice était rendue dans le palais même du roi : l'ancien palais royal dans l'île de la Cité.

Les symboles de la justice : Saint Louis sous le chêne de Vincennes (où il rendait la justice), la main de justice, comme représenté sur le sceau royal.

 

I. La justice déléguée

 

 

Pour rendre la justice dans tout le royaume, le roi devait déléguer son pouvoir.

 

A. Les juridictions royales

 

-> 2 sortes de tribunaux :

 

Les juridictions de droit commun (4 degrés : prévôtés, vicomtés, châtellenies ; bailliages et sénéchaussées ; présidiaux ; parlements, conseils souverains)

Au-dessus, le Conseil du roi, cour suprême de justice.

les juridictions d'exception : juridictions fiscales, juridictions sur une partie du territoire (disparues à la Révolution)

A l'époque contemporaine apparaissent le conseil de prud'hommes en 1806 (conflits du travail), tribuneaux pour enfants en 1945, commissions de la Sécurité sociale en 1946.

 

B. Les juridictions non royales

 

-> 2 sortes de juridictions non royales

Les juridictions seigneuriales : les seigneurs hauts jusiticiers avaient le privilège de pouvoir donner la peine de mort

Les juridictions municipales : nombreuses au XVIe, faibles et disparaissent ensuite

 

C. Rapports entre juridiction royale et juridiction non-royale

 

Au Moyen Âge, place importante de la juridiction non-royale.

L'affermissement de l'Etat accroit la place de la justice royale.

La compétence des justices non royales est limitée par l'appel : on fait appel d'un jugement non-royal (seigneurial ou municipal), ou d'une juridiction ecclésiastique, auprès d'un tribunal royal.

 

D. Les traits originaux du système judiciaire

 

Les voies de recours étaient beaucoup plus nombreuses qu'aujourd'hui.

Plusieurs juges pouvaient juger un même affaire. (concurrence) : l'affaire était jugée par celui qui s'en saisissait en premier (prévention)

Une juridiction supérieure pouvait intervenir dans une affaire d'un tribunal inférieur (évocation)

Ce qui n'existe plus aujourd'hui.

 

 

 

 

 

II. La justice retenue

 

 

La justice retenue est celle rendue par le roi seul.

Les sujets du roi pouvaient lui adresser des requêtes et des placets à tout moment.

 

A. Le roi juge en personne

 

Le roi qui juge en personne est une image omniprésente. Saint Louis sous son chêne, Le Cid et Horace de Corneille. En pratique, cette situation est rare.

Parfois, le roi ordonne la peine de mort légalement : cardinal de Guise en 1588, Concini en 1617.

 

B. Lit de justice

 

Le lit de justice se définit par la présence du roi au cours d'une séance du Parlement.

Elle sert au roi à forcer le passage d'une loi (le Parlement devenait conseiller et obéissait au roi), ou à donner une sollenité.

Il s'agissait d'une simple séance royale quand le roi ne prononçait qu'un discours.

 

C. Les lettres de cachet

 

Les lettres de cachet permettaient au roi de passer outre la justice ordinaire, plus longue, pour appliquer directement une sentence.

Elles servaient à incarcérer des sujets. Par exemple Voltaire pour ses satires, ou Diderot en 1749

Elle se faisait aussi à la demande d'un particulier. Ex Mirabeau incarcéré en 1783 à la demande de son père.

Le roi les faisait d'habitude vérifiées par le général de police ou les intendants, était contresignée et expédiée par un secrétaire d'Etat, pour éviter les abus.

 

D. La grâce royale

 

Le roi pouvait accorder des grâces par des lettres de rémissions, ou de pardon.

Il pouvait accorder le droit d'être jugé par des juridictions spéciales.

 

E. Le jugement par commissaire

 

Le roi pouvait juger par l'intervention de commissaire.

Les commissaires sont des juges de juridictions exceptionnelles et temporaires choisis dans son Conseil et ses cours souveraines.

Ex : les chambres de justice, ou chambres royales, pour juger les financiers : Fouquet en 1661-1665

Ex : pour juger les crimes, la Chambre de l'Arsenal en 1679

Les Grands Jours sont des commissions pour remédier à la lenteur de la justice provinciale

 

F. Le Conseil du roi

 

-> En dernier recours, le Conseil du roi exerçait la justice.

Louis XV en 1767 : "Mon Conseil n'est ni un corps ni un tribunal séparé de moi, c'est moi-même qui agis par lui."

Les arrêts du Conseil sont des arrêts du roi.

Ainsi, le Conseil privé notamment, ancêtre de la Cour de cassation actuelle.

-> Les maîtres des requêtes reçoivent et instruisent les requêtes adressées au roi

Les intendants, au XVIIIe souvent maîtres de requête, pouvaient par arrêt du Conseil rendre la justice pour le souverain

 

Puisque le roi est source de toute justice : il a le pouvoir législatif, et peut gouverner le royaume.

 

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