Définitions des Révolutions

 

>> Étymologie des Révolutions

 

Le mot révolution est ambigü, puisqu'il désigne une modification tout en étant un retour à un état initial.

Cette idée vient de l'astronomie.

Ainsi dès le début du XIIIe siècle Révolution signifiait : « retour périodique d'un astre à un point de son orbite »

 

 

>> Définition dans le domaine des idées de Révolutions

 

Cette idée du retour à un état initial disparaît peu à peu lorsque l'on s'aventure dans des domaines plus théoriques.

Le mot Révolutions marque alors seulement un "bouleversement, une transformation profonde". Il en est ainsi à propos de l'histoire des idées :

« Évolution des opinions, des courants de pensée, des sciences; découvertes, inventions entraînant un bouleversement, une transformation profonde de l'ordre social, moral, économique, dans un temps relativement court »

 

>> Définition à connotation politique et historique

 

Enfin, de façon toujours théorique, le retour à un état initial semble ne plus exister, et au contraire il s'agit en politique ou en histoire de parler d'un régime qui diffère totalement de son état initial.

« Renversement soudain du régime politique d'une nation, du gouvernement d'un état, par un mouvement populaire, le plus souvent sans respect des formes légales et entraînant une transformation profonde des institutions, de la société et parfois des valeurs fondamentales de la civilisation »

 

 

La liberté, droit de faire ce que les lois permettent - Montesquieu

La liberté ne consiste pas en la possibilité de faire tout et n'importe quoi.

C'est en somme ce que s'attèle à expliquer Montesquieu dans son ouvrage De l'Esprit des lois, II, au livre XI.

En effet, pour Montesquieu, il est difficile de trouver un mot aussi galvaudé que celui de liberté.

"Il n'y a point de mot qui ait reçu plus de différentes significations, et qui ait frappé les esprits de tant de manières, que celui de liberté" (Chapitre 2)

 

Il est vrai que, dans les démocraties, le peuple parait faire ce qu'il veut; mais la liberté politique ne consiste point à faire ce que l'on veut. Dans un État, c'est-à-dire dans une société où il y a des lois, la liberté ne peut consister qu'à pouvoir faire ce que l'on doit vouloir, et à n'être point contraint de faire ce que l'on ne doit pas vouloir.

Montesquieu, De l'Esprit des lois, II, au livre XI, Chapitre 3

 

Cela veut bien dire que la liberté "est le droit de faire tout ce que les lois permettent", car ces lois sont supposées justes.

Préférer la révolte à l'humiliation - Raymond Aron

Dans Paix et Guerre entre les nations, publié en 1962, Raymond Aron écrit :

La difficulté de la paix tient plus à l'humanité qu'à l'animalité de l'homme. La souris qui a reçu une raclée se soumet au plus fort et la hiérarchie de domination est stable. Le loup qui tend la gorge est épargné par son vainqueur. L'homme est l'être capable de préférer la révolte à l'humiliation et sa vérité à la vie.

 

C'est donc bien davantage du fait que l'homme est homme, plutôt qu'un animal comme un autre, que la guerre, ou révolte, ou Révolution, ont lieu.

Ici l'humanité tient au fait de préférer la révolte à l'humiliation. C'est donc une forme d'amour propre de l'homme qui le conduit à tenir tête plutôt qu'à se soumettre à l'humiliation. Sa vérité est plus importante que la vie.

 

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