La science en Dieu

 


Dans l'Encyclopédie dirigée par d'Alembert et Diderot, plusieurs articles comprennent le mot science. Voici l'introduction de l'article : la "Science en Dieu".

Dans cet article, il est expliqué comment Dieu a toute la science en lui, parfaite et infinie.

 

 

Science en Dieu, (Théolog.) c'est l'attribut par lequel il connoît toutes choses, de quelque nature qu'elles soient. Dieu a une science parfaite & infinie; il connoit tout ce qu'il y a de possible, tout ce qu'il y a de réel, tout ce qu'il y a de futur, soit absolu, soit conditionuel.

Quo que la science de Dieu considérée en elle - même soit un acte tres simple, & comme un coup - d'oeil net & juste par lequel tout est présent devant lui, cependant les divers objets qu'elle embrasse, ont fait distinguer aux Théologiens trois sortes de sciences en Dieu; savoir, la science de simple intelligence, la sciencede vision, & une troisieme que quelques - uns appellent science moyenne.

La science de simple intelligence est celle par laquelle Dieu voit les choses purement possibles qui n'existent, ni n'existeront jamais. C'est l'attribut par lequel Dieu a la représentation simultanée & adéquate de tous les possibles. Pour le concevoir, autant que nous en sommes capables, il faut faire attention 1°. au nombre immense des possibles, 2°. à ce qu'emporte leur représentation distincte.

 

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Le positivisme d'Auguste Comte

I. L'importance de la science selon Auguste Comte

Auguste Comte pose une réflexion sur la science avant un plan de réforme sociale. La science est somme de savoirs, mais surtout rapport global de l'humanité au monde.

Elle est un principe, un système de croyances.

Deux formules définissent la science dans la première leçon de son Cours : « Savoir pour prévoir, afin de pouvoir. » et, plus important, « Savoir pour savoir ». S'opposent à la science le mysticisme et l'empirisme.

II. Le positivisme selon Auguste Comte

La philosophie positiviste est affirmation du déterminisme : « Tous les phénomènes quelconques, inorganiques ou organiques, physiques ou moraux, individuels ou sociaux, sont assujettis à des lois rigoureusement invariables » (Cours, tome VI), ce qui ne signifie pas que ces phénomènes sont inéluctables.

Le positivisme stipule que seule l'analyse des faits, l'étude de l'expérience, peut construire une connaissance du sensible, du monde.

Certaines sciences ont atteint l'état positif : la mécanique, l'astronomie, la physique, la chimie et la biologie. Théologie et science sont incompatibles.

 

III. Portée du positivisme

La science donne à l'homme le "pouvoir" d'agir : « Toute science a pour but la prévoyance » (Cours, tome II)

Un des fondements de la doctrine d'Auguste Comte définit trois états : les méthodes théologique (fictif, enfance de l'humanité), métaphysique (abstrait, adolescence de l'humanité), et positive (état viril).

« chaque branche de nos connaissances est nécessairement assujettie dans sa marche à passer successivement par trois états théoriques différents : l'état théologique ou fictif ; l'état métaphysique ou abstrait ; enfin, l'état scientifique ou positif » dans Système de politique positive

 

>> Courte biographie d'Auguste Comte

 

Auguste Comte, né 1798 au sein d'une famille catholique monarchiste se distingue comme un élève brillant au lycée de Montpellier.

Lors de ses études secondaires, il perd la foi, incompatible avec la science.

Comte devient le secrétaire de Saint-Simon en 1817, avec qui il se lie d'amitié jusqu'à ce que des disputes les séparent en 1824.

Auguste Comte épouse Caroline Massin, qu'il veut sortir de la prostitution.

Il fugue en 1826, victime d'une dépression, il tente de se suicider. Le couple se sépare en 1842.

De 1826 à 1844, il enseigne le Cours de philosophie positive.

Auguste Comte tombe profondément amoureux de Clotilde de Vaux en 1844, qu'il érigera comme un des trois anges gardiens de la religion positiviste.

Auguste Comte gagne sa vie grâce aux dons versés par Littré et une centaine de disciples, admirateurs.

Il annonce la fondation de la religion de l'humanité en 1847, fonde la Société positiviste un an plus tard et publie le Discours sur l'ensemble du positivisme. Il meurt d'un cancer en 1857.

 

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Différence entre science et technique

Tout d'abord, il est important de revenir sur les deux définitions de la science et de la technique respectivement. Puis il faudra comprendre quelle est la place de la technique en philosophie, et le rôle de la technique de nos jours.

 

Définition de la science :

Connaissance exacte qu'on a de quelque chose. En particulier système de connaissances rationnelles ou expérimentales sur un objet déterminé.

Définition de la technique :

désigne l'ensemble des procédés qu'on doit méthodiquement employer pour un art, pour une recherche, dans un métier.

 

La technique en philosophie :

Aristote définit la technique comme « une disposition à produire accompagnée d'une règle vraie »

La technique est ainsi l'ensemble des règles définissant les moyens en vue d'une fin.

 

La technique de nos jours :

Pour Heidegger, la société moderne ne voit plus en la technique les règles nécessaires à un art, mais un mode de pensée de l'homme qui veut tout gérer, calculer.

 

Lien et distinction entre science et technique

La science est de l'ordre de la théorie, contemplative, tandis que la théorie est de l'ordre de la pratique, de l'action.

La technique suppose un savoir, une science. L'inverse n'est pas vrai : la science peut être une pure science et ne jamais s'appliquer à la technique.

La technique est la mise en oeuvre de la science.

 

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